17/12/2004

Le cinq mai, ...

À la suite des épisodes précédents

 

            Le cinq mai, le Vatican alerte les nonces apostoliques de Bruxelles et de la Haye que l’Allemagne est sur le point d’entrer en force sur les territoires belges et hollandais. On ne parle que de cela. Le six mai, l’antenne connue du service de renseignements de l’armée allemande à Luxembourg ferme portes et volets et traverse la frontière vers quatre heures de l’après-midi. Le sept mai, le capitaine Archen, négociant en vin et liqueurs et chef de notre service de renseignements à Luxembourg, homologue du capitaine Dumont qui me pilote depuis bientôt un an, annonce que des détachements aéroportés allemands seront parachutés sur la capitale grand-ducale très prochainement. C’est une question d’heures, dit-il. Durant la nuit, le colonel aviateur François rentrant d’une mission de lâcher de tracts sur Duisbourg signale par radio qu’il vient de constater de nombreux mouvements de troupes et des convois importants vers la frontière. Son correspondant radio lui répond qu’il se leurre probablement et qu’il n’y a pas lieu de s’énerver. Pourquoi y aurait-il des mouvements de troupes vers les Ardennes traversées par si peu de routes convenables !

 

 

 

 

(à suivre)


08:38 Écrit par Charles Alfort | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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