23/12/2004

Quoi dans le ciel ?

 

 

Sens de lecture

Attention ! Les textes les plus anciens se trouvent en bas de page. Ainsi quand vous entrez sur le blog, vous voyez immédiatement les nouveautés. Les séries sont donc dans l’ordre décroissant de la lecture habituelle ! Ne vous laissez pas déstabiliser. Bonne lecture à tous


 

 

 

À la suite des épisodes précédents

            La mobilisation générale est décrétée, décidément, c’est la vraie guerre. J’écris un billet à Pilou, quand le recevra-t-elle ? « Il serait préférable que tu partes » Quel voyage sera-ce ? Où va-t-elle aller ? Pourvu qu’elle aille chez quelqu’un qui puisse l’amener dans le midi chez Isabelle.

            Les coffres sont partis. Je fais charger les armes et donner des munitions de réserve. C’est donc bien la guerre.

            On sait déjà que la première bombe de Bruxelles a été pour la place Madou. Elle a réveillé les amis de Mairesse, au square Marie-Louise, elle aura bouleversé le coeur de tante Joséphine et de son haricot de la lune, elle sera perturbante pour Marie-Jeanne, la jeune femme du capitaine Libion, avenue de la Couronne.

René est à Sedan, Albert à Dinant avec un escadron motocycliste, Pierre est en mer.

Albert est partie prenante de la 1è DC qui fait mouvement depuis ce matin par les voies ferrées comme tous les éléments chenillés et monte de Laon vers Charleroi puis vers Dinant.

            A quelques centaines de mètres du fort d’Illange, à Thionville, le capitaine Renaud, chef du 3è bureau est réveillé par les tirs de mitrailleuses contre les avions. Il court jusqu’au fort où il constate que les grilles sont fermées et qu’il ne peut y pénétrer, des hommes arrivent, on doit courir chez les gendarmes pour pouvoir réveiller le commandant qui dort à poings fermés.        
— Ils attaquent !

— Qui attaque ?

            A cinq heures, je ne parviens toujours pas à avoir le colonel Lacaille, chef d’état-major à Sedan et je m’impatiente : il n’y a pas de nouvelles du haut état-major.         
— Mais qu’est-ce qu’on fout ?           
         A la troisième armée le correspondant appelé ne croit pas un mot de ce que je lui dis et il affirme que l’armée luxembourgeoise a sûrement repoussé une bête patrouille.    
— Et alors dans le ciel ?

— Quoi dans le ciel ?

 

 

(à suivre)


06:42 Écrit par Charles Alfort | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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