25/12/2004

Victoire demain

À la suite des épisodes précédents

            L’armée belge qui compte 23 divisions en a aligné onze sur le canal et les ponts commencent tout de même à sauter. A Maastricht, les ponts de Meuse viennent d’être détruits mais de nombreuses colonnes allemandes sont déjà passées.

 

Le premier ministre belge Hubert Pierlot appelle le pays à l’union, à la résistance et à se mobiliser autour de son roi. Toute la Belgique vibre d’indignation à l’annonce de l’attaque allemande sauf bien entendu les zozos de l’Ordre nouveau et quelques flamingants distingués qui parviendront un jour à détruire ce pays comme des termites font disparaître de magnifiques constructions. La population en appelle aux sauveurs franco-britaniques oubliant en un tour d’esprit curieux que le jour précédent, il fallait absolument garantir la neutralité. Les Belges qui nous ont vu défiler le quatorze juillet dernier ne peuvent douter de notre victoire éclatante, nous Spahis et Saint Cyriens mêlés, la plus puissante armée du monde, n’est ce pas ? A 17h, on constate que les interventions aériennes sont inutiles contre un ennemi largement supérieur en nombre car comme dans les Ardennes, ici, les soldats de la 55è sont écrasés par des vagues d’avions qui se succèdent sans discontinuer et par un pilonnement d’artillerie qui s’est amplifié depuis quatre heures de l’après-midi. Le P.C. de la division devant Montmédy recevra 27 bombes en une heure  La 5è div. légère de cavalerie est au contact de l’ennemi à Neufchateau et René a établi un petit P.C. entre Inor et Mouzon, c’est la pagaille totale. Ironie ou inconscience des généraux en chambres : on demande aux hommes de créer des pièges dans les bois de Carignan pour retarder l’ennemi !

           

Quelques chars de la division cuirassée française proche essayent de nous soutenir.

 

(à suivre)


07:34 Écrit par Charles Alfort | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.