01/02/2005

Les têtes de pont ennemies deviennent des véritables corps d’armée

 

Suite des événements ...

 

 

  Les ordonnances sont réunis dans la cuisine de la cure et confectionnent un repas tant bien que mal, nous sommes cinq officiers, le commandant, Dejardin, Mairesse, Joris et moi. Le vieux grogne comme d’habitude. Je fais activer le creusement des tranchées. Kintzelé a fait un trou pour mon P.C. d’où je vois admirablement le terrain : l’inondation sur un kilomètre puis le Hoogbosch puis les digues du canal et de la Nèthe avec quelques bicoques isolées. La cuisine est juste derrière mon PA, avantage, car les hommes ne doivent pas courir trop loin. Vers 13 heures, on me dit qu’alors que la division cuirassée essaye de se rassembler pour monter vers Gembloux, il y a eu contre ordre et tous sont repartis vers la Meuse où les têtes de pont ennemies deviennent des véritables corps d’armée. Dû a l’exode des populations belges et des fuyards, on ne passera pas c’est clair.

 

  A Roulers les jeunes gens réunis sont poussés à la fuite par une population traumatisée par ce que l’on sait déjà du front et par les bombardements. Ce matin, les villes de Flandres ont été attaquées par l’aviation.

L’armée hollandaise semble à bout de force et la progression allemande est plus fulgurante encore vers Rotterdam que vers nous.

 

 

( à suivre )

(L’histoire complète en un seul tenant est disponible en la demandant – gentiment – à Xian) (format txt ou word mis en page classique sans illustrations)

 

 


05:09 Écrit par Charles Alfort | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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